Charles Baudelaire

Une Micro-Histoire by Raymond P. Poggenburg


23 XI 48 --- Chez Ancelle à Neuilly, Baudelaire signe deux billets à ordre pour Servais, encadreur du 15, rue Saint-Louis-en-l'Ile. Le premier, de 300 francs, est payable au 1er mars; le second, de 355 francs, tombe le 1er avril. Tous les deux sont en échange de valeur reçue en marchandises (CPl I 152, 153). [details]

20 III 51 --- Lettre manquante de Baudelaire à Poulet-Malassis (CG VI 86). [details]

X 54 --- Baudelaire établit la liste des épreuves à acheter des Histoires extraordinaires. On les trouvera soit chez Breteau, marchand de journaux et libraire au Passage de l'Opéra, soit à l'administration du Pays, faubourg Montmartre. Il voudrait deux exemplaires d'épreuves de: La Barrique d'Amontillado; Le Démon de la perversité; Philosophie de l'ameublement; Morella; Metzengerstein; Le Diable dans le beffroi; Mort ou vivant (CG VI 91). [details]

env 15 VI 57 --- Victor, employé d'imprimerie, remet à Baudelaire les exemplaires des Fleurs du mal ed. de 1857 destinés à être distribués. Baudelaire les dédicace à l'imprimerie (CPl I 409). Lettre manquante de Baudelaire à la mère d'Asselineau, ajoutée à un exemplaire de la première édition des Fleurs du mal ed. de 1857 (CG VI 75). [details]

26 XII 57 --- Lettre manquante à Mme Aupick (CG VI 75). [details]

27 I 59 --- D'Honfleur, Baudelaire remercie Gustave Rouland, ministre de l'Instruction publique, de l'indemnité littéraire qui lui a été accordée pour ses traductions d'Edgar Allan Poe. Il s'excuse en même temps de son refus de collaborer à la Revue européenne, rivale de celle de Calonne et protégée par Rouland. Baudelaire allègue sa loyauté envers de Calonne (CPl I 542). Baudelaire remercie Auguste de Chatillon de son intervention auprès du ministère (CPl I 541). Lettre manquante à Gustave Rouland fils (CG VI 87). [details]

1 II 59 --- Baudelaire apprend à Asselineau qu'il est installé à Honfleur. Il le félicite à propos de Lucien S., qu'il a lu à Honfleur dans la Revue française. Baudelaire doit de l'argent à leur tailleur mais ne pourra pas le payer avant le mois de mars, vu ce qu'il doit à Ancelle. Ce dernier possède d'ailleurs la facture de cet homme. Baudelaire s'enquiert de la femme de Lelioux, qui est peut-être morte; il ne connaît pas l'issue du procès de Poulet-Malassis. Baudelaire envoie ses amitiés à Sasonoff, à Babou, à de La Madelène et à Gardet (CPl I 543). Baudelaire promet à de Calonne que "l'Opium" sera prêt le 15 et demande des nouvelles épreuves de Danse macabre (CPl I 544). Henri Cantel publie un poème dédié à Baudelaire, dans la Revue française: Le Mal et le beau (CG II 284n). Baudelaire s'informe auprès de Poulet-Malassis de l'issue du procès contre Les Mémoires de Lauzun. Il avertit Poulet-Malassis qu'il vient de rappeler au souvenir de Calonne la petite note sur Emaux et camées; cette lettre est perdue (CPl I 544). Premier numéro de la Revue européenne (CG VI 111). Son directeur est Auguste Lacaussade, ancien secrétaire de Sainte-Beuve et ancien collaborateur de la Revue contemporaine, périodique qu'il essayera vainement de concurrencer (CPl II 990). [details]

env 12 II 59 --- Baudelaire informe Ernest Christophe que "sa note" est faite et qu'elle paraîtra le 15. Il demande que Christophe envoie la statuette chez sa mère à Honfleur (CG VI 29). La Librairie Nouvelle, A. Bourdilliat, publie La Vie en détail. Le 101e régiment, de Jules Noriac. Baudelaire y est cité aux pages 79, 26-97, 124 {2}. [details]

15 II 59 --- Edouard Houssaye promet d'envoyer à Baudelaire l'article sur Gautier dès qu'il sera composé (LAB 184). Une "note" de Baudelaire sur Christophe doit être publiée (CG VI 29 ). [details]

3 XI 59 --- A Genève, Carlos de Rode obtient 600 francs de dommages-intérêts contre l'imprimeur de la Revue internationale. Jugement prononcé pour le retard apporté dans l'impression de la deuxième livraison de la revue. Eureka y avait paru (CG VI 113). [details]

16 V 63 --- Dans le Monde illustré, Yriarte annonce la remise de la représentation d'Andromaque (CG VI 117), laquelle a lieu le jour même (Pichois J ). Félicien Rops arrive à Paris; sa présence sera annoncée par le Boulevard (T ). Aurélien Scholl devient rédacteur en chef du Nain jaune (CPl II 839). [details]

6 II 64 --- On enregistre à Paris le contrat entre Poulet-Malassis et De Broise et Baudelaire, lequel contrat donne à ces derniers les droits de publication des oeuvres du poète (CG VI 102). [details]

17 VI 64 --- A 5h, Baudelaire laisse pour Poulet-Malassis, au café de Bruxelles, le poème: "Mon cher je suis venu chez vous..." (CG V 271) mais l'éditeur est parti pour un mois (CPl II 429, 886). [details]

31 VII 64 --- Baudelaire annonce à sa mère qu'il a pris toutes ses notes sur la Belgique et a rédigé cinq chapitres de son livre. Pour effectuer les voyages nécessaires à l'achèvement de ce livre, il demande 150 francs à Mme Aupick. Sa note d'hôtel s'élève à 154 francs et il a besoin des objets qu'il a laissés au Mont-de-Piété. Baudelaire n'a aucune réponse du Monde illustré, de la Vie parisienne ou de l'Opinion nationale, auxquels il a envoyé des articles. Un de ses amis [Hetzel?] qui passe par Bruxelles se chargera de présenter à Figaro le projet de publication de ses lettres sur la Belgique (CPl II 390). Baudelaire renouvelle pour un mois un billet de Jousset de 600 francs (CG VI 106). Asselineau, dans le Courrier artistique, raconte sur Baudelaire une anecdote. Le poète rend visite à un ami journaliste, qui se plaint d'avoir à écrire un travail sans importance. Baudelaire lui déclare qu'il faut attacher de l'importance à tout ce qu'on fait: "C'est le seul moyen de ne jamais s'ennuyer" (V 191n). [details]

20 I 65 --- Dans le Constitutionnel, Sainte-Beuve écrit un article où il mentionne Baudelaire (CG V 88n). Mort, à Besançon, de Pierre-Joseph Proudhon (Vapereau ). [details]

12 V 65 --- Le matin, Baudelaire reçoit une courte lettre (manquante) de Mme Baudelaire, accompagnée d'une somme de 500 francs. Baudelaire doit faire confectionner des chemises, travail lent en Belgique, qui exige cinq à six jours (CPl II 499). Le Tribunal Correctionnel de la Seine condamne Poulet-Malassis à un an de prison et à 500 francs d'amende, pour ses activités d'éditeur clandestin (CG V 87n). Antoine Sauvan est condamné en même temps pour avoir favorisé la diffusion d'oeuvres libertines en France (Dufay C 131). [details]

4 VI 65 --- Parution d'un article de "Vincent" [Victor Joly] dans le Sancho, à Bruxelles, sur le procès de Poulet-Malassis (CG V 107n). Dans Figaro, Jules Claretie mentionne Pauvre Belgique, et affirme que les Belges, bien qu'ils aient été sensibles à la critique de leur pays, semblent avoir été domptés par Baudelaire (T ). [details]

26 I 66 --- Rops s'excuse de n'avoir pas fini le frontispice des Fleurs du mal ed. de 1857 et invite Poulet-Malassis à venir dîner chez lui le 4 février, en amenant Baudelaire, si possible (CG V 238n). Baudelaire avertit Mendès que Le Monstre a maintenant 15 ou 16 couplets. Il croit que la crudité du poème sera contrebalancée par son "air archaïque" (CPl II 578). [details]

30 I 66 --- A 6h, Baudelaire répond à Ancelle. Il trouve trop faibles les tirages proposés par les Garnier. Baudelaire voudrait conserver le droit de corriger ses épreuves. Il cite Sainte-Beuve pour attester la valeur de ses poèmes en prose. Baudelaire souligne le fait que, selon lui, Pauvre Belgique doit paraître seulement en volume. Il accepte la suggestion d'Ancelle de se faire aider dans ses affaires par Charles Nisard, ami des Ancelle. Baudelaire a envoyé chez Lemer le manuscrit de Réflexions sur quelques-uns de mes contemporains. Une lithographie faite par Rops lui semble convenir comme frontispice de la nouvelle édition des Fleurs du mal ed. de 1857; Rops la vendrait pour 100 francs mais Baudelaire craint que les Garnier ne connaissent pas cet artiste, étant trop peu cultivés pour cela. Il mentionne également les ornements faits par Bracquemond pour leur grande édition des Fleurs du mal ed. de 1857 qui sont à Paris (CPl II 582). L'Indépendance belge annonce que Sainte-Beuve a subi une opération (CG V 258n). Dans une "Chronique parisienne" de l'Epoque, Adrien Marx fait le portrait de «la mère Bistouri», vieille fille maniaque de la chirurgie (OCPl I 1347). [details]

env 15 II 66 --- A la requête de Baudelaire, Jules Troubat se rend chez l'éditeur Lemerre, croyant pourtant qu'il est Julien Lemer. Ils discutent de l'oeuvre de Baudelaire, Lemerre ressentant pour elle autant d'enthousiasme que Troubat. Lemerre promet d'envoyer à Baudelaire les numéros de l'Art qu'il a demandés [et le fera] (LAB 371). Lettre (manquante) de Mme Aupick à Baudelaire, accompagnée de 100 francs. Elle lui offre davantage, s'il en a besoin. Mme Aupick n'a pas reçu sa lettre du 12 février (CPl II 598). Mme Victor Hugo envoie chez Baudelaire son propre médecin, le Dr Jottrant. Il prescrit un régime ferrugineux (CG V 261n). [details]

31 III 66 --- Poulet-Malassis annonce à Bracquemond que la situation de Baudelaire est très grave, qu'il est en danger et qu'il envoie un télégramme pour en informer Ancelle (Pichois F 271). Arthur Stevens apprend de Mme Victor Hugo que Charles, fils de celle-ci, vient de rendre visite à Baudelaire, qu'il trouve "trop mal pour le laisser seul" (CG V 261n). Ancelle envoie 100,80 francs à Baudelaire (CPl I lxxv). Publication de la cinquième livraison du Parnasse contemporain, avec quinze poèmes de Baudelaire, paraissant sous le titre: Nouvelles Fleurs du Mal: Epigraphe pour un livre condamné; L'Examen de minuit; Madrigal triste; A Une Malabaraise; L'Avertisseur; Hymne; La Voix; Le Rebelle; Le Jet d'eau; Les Yeux de Berthe; La Rançon; Bien loin d'ici; Recueillement; Le Gouffre; Les Plaintes d'un Icare (CPl I liii). [details]

11 IV 66 --- Victor Hugo demande à Alfred Stevens des nouvelles de leur ami Baudelaire (CG V 261n). Le soir, la fausse nouvelle de la mort de Baudelaire arrive à Paris (Tabarant B 436). Le Nain jaune donne, sous le nom de G. de Montmagny, l'anecdote sur Baudelaire et le banquier qui admire sa franchise (T ). Ancelle écrit à Poulet-Malassis pour parler d'une lettre dictée (manquante) au dernier destinée au notaire. Cette lettre est sévère pour Ancelle (CPl II 633). [details]